Notre histoire

 

Historique de l’organisation

Note importante : Jusqu’en octobre 2013, le Réseau pour une alimentation durable portait le nom de Sécurité alimentaire Canada.

L’idée de créer le Réseau pour une alimentation durable a été émise pour la première fois lors de la conférence intitulée Travailler ensemble : la société civile se mobilise pour la sécurité alimentaire, qui s’est tenue à l’Université polytechnique de Ryerson à Toronto, du 15 au 17 juin 2001. Cette conférence rassemblait des représentants de diverses organisations et divers réseaux issus de la société civile et provenant de chaque province et territoire. Leur objectif consistait à concevoir des stratégies afin de renforcer l’engagement du Canada envers la sécurité alimentaire, tant au pays que mondialement. Vers la fin de la conférence, la résolution suivante a été adoptée à l’unanimité, jetant ainsi les bases de la structure actuelle du Réseau pour une alimentation durable :

« Les participants à la conférence conviennent de la nécessité d’établir un réseau canadien sur la sécurité alimentaire, et décident que le comité organisateur a le mandat temporaire d’explorer des moyens de faciliter la mise en place de ce réseau et de l’ouvrir à un vaste éventail de membres nationaux. » [Traduction libre]

 

Assemblée de Winnipeg de 2004 sur l’alimentation

Du 14 au 16 octobre 2004, plus de 200 personnes provenant des quatre coins du Canada et représentant un groupe diversifié d’organisations et de personnes œuvrant dans le domaine de la sécurité alimentaire à l’échelle nationale et internationale se sont réunies à Winnipeg. Le 16 octobre – date de la Journée mondiale de l’alimentation –, considérant les défis en matière de sécurité alimentaire auxquels le Canada doit faire face, les participants à la conférence ont convenu qu’une organisation serait créée pour plaider la cause de la sécurité alimentaire et agir à titre de porte-parole en la matière. Un comité organisateur provisoire a alors été formé pour décider de la forme que prendrait une telle organisation.

La conférence a convenu à l’unanimité que la mission de l’organisation serait fondée sur trois principes :

  • l’éradication de la faim;
  • le soutien à la mise en place d’un système alimentaire durable;
  • la promotion des aliments sains et salubres.

Cette organisation serait ouverte aux individus et aux organisations. Les participants à la conférence se sont entendus pour se réunir aux alentours de la prochaine Journée mondiale de l’alimentation, pour ratifier les travaux du comité directeur provisoire et pour élire les dirigeants de la nouvelle organisation.

 

Troisième assemblée nationale sur la sécurité alimentaire

Cette assemblée s’est déroulée à Waterloo, du 30 septembre au 1er octobre 2005. Très couru, cet événement rassemblait des ateliers organisés selon les trois principes sous-tendant la mission du Réseau pour une alimentation durable. Chacun de ces ateliers s’est conclu par des recommandations de mesures à entreprendre. Ces mesures ont été résumées dans un plan d’action. L’assemblée a également élu un premier comité directeur, qui a consacré l’année suivante à parachever les statuts et règlements de l’organisation. Trois documents de travail – sur la nutrition des enfants, le droit à l’alimentation et le localisme alimentaire – ont été rédigés et diffusés à l’intention des membres pour examen. Un groupe de travail international chargé de surveiller les démarches et les politiques du Canada sur la scène mondiale a également été créé.

 

Surmonter les obstacles à la sécurité alimentaire

Du 7 au 11 octobre 2006, le Réseau pour une alimentation durable a collaboré avec la Community Food Security Coalition des États-Unis pour organiser une conférence binationale sur la sécurité alimentaire à Vancouver (CB). Environ 900 personnes ont été au rendez-vous, dont la moitié provenait du Canada, ce qui témoigne de l’intérêt grandissant pour la sécurité alimentaire et de la vigueur du mouvement à la grandeur du continent. Un nouveau comité directeur a été élu, et les groupes chargés de produire des mémoires ont été invités à réviser ceux-ci à la lumière des commentaires émis par les membres. Depuis lors, ces mémoires ont été adoptés à titre de documents de travail de RAD. Il a également été convenu que le Réseau pour une alimentation durable adhère à l’Alliance internationale contre la faim et qu’il appuierait un moratoire continu sur la technologie « Terminator ». Le Réseau pour une alimentation durable a été officiellement constitué en tant qu’organisation à but non lucratif en octobre 2006. Le nouveau comité directeur a convenu que les assemblées devaient avoir lieu tous les deux ans, tenant compte des coûts financiers et surtout écologiques des déplacements à l’intérieur du pays.

 

Revendiquer notre système alimentaire : un appel à l’action

La cinquième assemblée du Réseau pour une alimentation durable a eu lieu à Ottawa, du 7 au 10 novembre 2008, en collaboration avec FoodNet Ontario. Outre la participation aux cinq séances plénières et aux vingt-cinq ateliers (offerts dans les deux langues officielles) prévus au programme, les participants, dont le nombre dépassait les 300, ont discuté d’un plan d’action et ont convenu que soutenir le projet Pour une politique alimentaire populaire allait constituer une activité clé au cours des deux années à venir.

 

Croître pour influencer la politique : le Réseau pour une alimentation durable embauche les premiers membres de son équipe

En novembre 2011, 40 leaders du domaine alimentaire et membres de RAD se sont rassemblés pour une retraite de deux jours afin de décider de notre avenir. Il fut convenu que le rôle principal du Réseau pour une alimentation durable consistait à faire entendre la voix du mouvement alimentaire au gouvernement fédéral. Afin de transformer cette vision en réalité, nous avons investi nos modestes économies accumulées lors des précédentes assemblées pour embaucher deux membres de personnel à temps plein pour une période de six mois. Notre premier bureau doté de personnel a ouvert ses portes à Montréal, en mars 2012.

 

Le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation en mission au Canada

En mai 2012, Olivier de Schutter, le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, a effectué une mission au Canada. Le Réseau pour une alimentation durable a travaillé avec ses membres et ses partenaires afin de préparer une proposition conjointe (en anglais seulement) émanant d’organisations non gouvernementales destinée au rapporteur spécial. Les principaux problèmes qui ont été relevés par les groupes participants incluent la pauvreté, l’accès aux aliments sains, la souveraineté alimentaire des peuples autochtones, la gouvernance, le modèle alimentaire industriel et certaines questions d’envergure internationale.

Durant son séjour au Canada, M. de Schutter a rencontré des représentants du gouvernement, des groupes issus de la société civile et des peuples autochtones. Avec l’aide du Réseau pour une alimentation durable, il a été en mesure de rencontrer des groupes issus de la société civile et des experts à Montréal, Ottawa, Toronto et Winnipeg. De plus, plusieurs personnes habitant d’autres régions du pays ont eu la possibilité de lui soumettre leurs questions et commentaires par écrit grâce au travail de diffusion et à la campagne médiatique entrepris par l’équipe du Réseau pour une alimentation durable. Le Réseau a également pu entretenir les parlementaires et leur personnel sur l’importance de la mission, et plusieurs dirigeants politiques ont par ailleurs pu rencontrer le rapporteur spécial en personne.

Les gens de partout au pays ont eu l’occasion de parler au rapporteur spécial des différents problèmes rencontrés dans leurs communautés, de même que des nombreuses mesures innovatrices employées par le mouvement alimentaire afin de bâtir de meilleurs systèmes alimentaires. Des rencontres ont permis d’aborder différentes questions spécifiques, dont l’insécurité alimentaire en milieu urbain, les banques alimentaires, les droits des travailleurs migrants, les programmes de nutrition scolaire, l’insécurité alimentaire chez les communautés autochtones et nordiques, le commerce international et l’aide au développement, et l’agriculture durable.

À la fin de sa mission, le rapporteur spécial des Nations unies a fait part de ses conclusions préliminaires, en plus d’émettre une série de recommandations politiques à l’intention du gouvernement canadien. Celles-ci demandaient notamment la mise en place d’une stratégie nationale visant à assurer le droit à l’alimentation, de même que la protection accrue de l’ensemble des droits économiques, sociaux et culturels.

À l’automne 2012, le Réseau pour une alimentation durable a tenu sa septième assemblée à Edmonton, ce qui nous a permis d’étendre la constitution de notre mouvement jusque dans l’ouest du pays. Le thème de cette assemblée était Faire le plein d’énergie! L’avenir de notre alimentation. Il était ainsi question d’établir des liens entre l’énergie et les aliments, et de réfléchir à certaines questions de justice alimentaire. Fait intéressant, jamais le contingent de participants provenant du nord du Canada n’a été aussi nombreux à nos assemblées.

Au printemps 2013, le Réseau pour une alimentation durable a mobilisé les communautés à travers tout le pays afin qu’elles puissent entrer en communication avec le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, alors que ce dernier présentait son rapport devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

À l’automne 2013, nous avons pris la décision de trouver un nom français plus évocateur pour notre organisation. En effet, nous avions entendu dire que notre ancien nom, « Sécurité alimentaire Canada » nous faisait davantage ressembler à une agence gouvernementale qu’à un réseau de personnes et d’organisations préoccupées par les questions alimentaires! À la suite d’un concours généreusement commandité par le restaurant montréalais Le Bleu Raisin, nous avons finalement choisi le nom de « Réseau pour une alimentation durable » (RAD).