Le Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation en mission officielle au Canada
Du 6 au 16 mai, Olivier de Schutter, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation,
a tenu, ici au Canada, sa première mission dans un pays de l'OCDE. De Schutter a declare que
« Le Canada a longtemps été considéré un pays prospère. Pourtant, aujourd'hui, une famille sur dix ayant un enfant de moins de six ans est incapable de répondre à ses besoins alimentaires quotidiens. Ce taux d'insécurité alimentaire est inacceptable, et il est temps pour le Canada d'adopter une stratégie pan-canadienne sur le droit à l’alimentation. »
Pour en lire plus :
Consultez le rapport préliminaire du Rapporteur spécial (16 mai, 2012, seulement en anglais)
Il faut profiter de la visite du rapporteur spécial pour
Donner l’élan nécessaire à la Politique alimentaire populaire, de la base militante jusqu’aux Nations unies
Faites-en partie du 21 au 25 mai
Une copie de Du pain sur la planche a été envoyé à tous les députés en avance de la mission de l’ONU. Des réunions ont été tenues avec plus de 30 membres du parlement, y compris plusieurs comités parlementaires et sénatoriaux. Ceci est une opportunité excellente pour
Mettre les enjeux alimentaires de votre communauté dans l'assiète de votre député(e)
La visite du Rapporteur spécial crée des questions à la période des questions dans la Chambre des communes
3 mai 2012
Mme Jean Crowder (Nanaimo-Cowichan, NPD): Monsieur le Président, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation est sur le point de commencer sa première mission officielle dans un pays développé. Ce pays est le Canada. Lorsque le rapporteur sur le logement est venu au Canada, le résultat a été un rapport cinglant sur les conditions du tiers-monde auxquels font face les Premières nations, les Métis et les Inuits dans ce pays. Le fait est, pour beaucoup trop de ces communautés, qu’il n'ya tout simplement pas assez de nourriture. Est-ce que le ministre fera son metier et acceptera de rencontrer le Rapporteur pour discuter de cette crise, ici au Canada?
L'honorable. John Duncan (ministre des Affaires autochtones et du Nord canadien, PCC): Monsieur le Président, notre gouvernement continue à aider les collectivités des Premières nations à travers le pays pour élargir leurs opportunités économiques et réaliser leur plein potentiel. Grâce aux incitations de formation professionnelle et d'emploi, nous avons beaucoup investi dans des mesures pour assurer que les premières nations ont accès à la nourriture, le logement et les possibilités économiques. Nous avons accepté la demande du Rapporteur des Nations Unies pour venir au Canada. Les responsables gouvernementaux se réuniront avec le Rapporteur, et nous attendons avec intérêt son rapport.
les prix des denrées alimentaires sont stabilisés et permettent aux familles de se nourrir convenablement;
les petits agriculteurs sont considérés à leur juste valeur pour le rôle essentiel qu’ils jouent dans la production alimentaire;
les populations touchées par les changements climatiques reçoivent toute l’aide dont elles ont besoin pour s’y adapter;
l’accès aux terres est garanti partout pour les communautés locales.
Consultation Publique sur l'Agriculture Urbaine à Montréal
Le procès de consultation publique sur l'agriculture urbaine suite à la pétition de presque 30,000 Montréalais est bien avancé! Parmis les évènements saillants, une Expo et une Colloque auront lieu au cours des prochaines semaines! Pour plus d'informations, cliquer ici ou regarder le vidéo ci-dessous.
Sécurité alimentaire Canada sur la Colline du Parlement
Deux employées de Sécurité alimentaire Canada ont récemment comparu devant le Comité sénatorial de l'agriculture et des forêts pour discuter de la façon dont la politique alimentaire populaire peut faire progresser l'innovation dans l'agriculture. Pour lire l’allocution d'ouverture de la directrice générale Diana Bronson, s'il vous plaît cliquez ici (PDF, en anglais). Pour voir une webdiffusion de l'audience, s'il vous plaît cliquez ici.
Sécurité alimentaire Canada a également fourni de l’information à 14 membres du caucus du NPD et du personnel politique clé sur la mission pour le droit à l'alimentation des Nations unies et la politique alimentaire populaire. Des séances d'information similaires ont été offertes aux autres partis politiques fédéraux.
Un nouvel appui pour les réseaux de SAC
Sécurité alimentaire Canada est fière d’annoncer que La fondation de la famille J.W. McConnell a approuvé une subvention de 325 000 $ sur trois ans pour son travail d'apprentissage et d'action au sein du mouvement pour l'alimentation au Canada, un mouvement en plein essor et de plus en plus diversifié. SAC exprime sa profonde gratitude à La fondation de la famille J.W. McConnell et salue son leadership dans le monde de la philanthropie en ce qui a trait au soutien de systèmes alimentaires durables. Nous nous réjouissons de ce partenariat fructueux pour les années qui viennent!
Les coupes au budget fédéral grippent les organismes de santé des Autochtones, des Métis et des Inuits
Sécurité alimentaire Canada tient à exprimer sa consternation devant la décision du gouvernement du Canada de réduire le financement de l'Organisation nationale de la santé autochtone (ONSA), entre autres, qui a occupé un rôle de premier plan au sein de notre réseau sur l'alimentation dans les communautés éloignées et celles du Nord.
Pour lire davantage sur cette question, visitez le site web de l'ONSA et consultez cet avis aux médias. « L'état de santé des populations autochtones est une honte nationale, et il importe plus que jamais d'exercer un leadership à ce chapitre. En dépit de ses difficultés, l'ONSA a joué un rôle important dans l'avancement de la recherche sur la santé des Autochtones. »
SAC embauche !
SAC recherche un ou une aide-comptable à temps partiel. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Rencontrez notre nouvelle équipe!
Diana Bronson - Directrice exécutive
Diplômée en sciences politiques et en sociologie, Diana a acquis une expérience professionnelle en journalisme et en droit international relatif aux droits de l’homme. Plus récemment, elle a travaillé pour l’organisme international se surveillance de la technologie, le Groupe ETC, en tant que chercheuse et militante contre la géo-ingénierie.
Amanda Sheedy - Coordinatrice
Amanda a coordonné le Projet pour une politique alimentaire populaire, projet dirigé par des citoyens ayant permis d’établir un dialogue avec plus de 3500 canadiens autour du système alimentaire souhaité. En tant que nouvelle coordinatrice pour Sécurité Alimentaire Canada, Amanda souhaite continuer sur la lancée de Pour une politique alimentaire populaire et créer un espace où chacun puisse exprimer son opinion sur les futures politiques alimentaires.
Eric Chaurette - Président
Eric Chaurette est co-gérant d'Inter Pares, une organisation sociale sur la justice internationale basée à Ottawa. Depuis 2005, quand il a rejoint l'organisation, Eric a travaillé en vue de renforcer les liens entre les mouvements sociaux pour le changement systémique.
Lauren Baker - Vice-présidente
Lauren Baker est vice-présidente et directrice de l'alimentation saine et sécuritaire de SAC. Elle a joué un rôle actif dans l'équipe de gestion du Projet pour une politique alimentaire populaire.
Consultez notre calendrier d’activités, diffusez votre campagne sur notre site Internet ainsi que dans notre bulletin d’information et restez en contact avec le mouvement alimentaire canadien. Partagez et développez vos connaissances sur des thèmes comme la sécurité alimentaire dans le Grand Nord, le jardinage urbain, l’approvisionnement local et d’autres enjeux.
Nous construisons ensemble un système alimentaire sain, écologique et équitable pour tous. Joignez-vous à nous!
Les horaires seront bientôt disponibles (à http://www.foodstudies.ca/index.fr.html), mais les points forts incluront une séance plénière d'ouverture (la recherche alimentaire à l'ère de la «durabilité»), une fête pour les étudiants de deuxième et troisième cycle, une commission internationale sur les Études Alimentaires et l'Interdisciplinarité, et un discours de Terry Marsden (Université de Cardiff). Avec de la nourriture fantastique, des excursions agricoles et une liste complète des intervenants, ce sera un congrès ACÉA à ne pas oublier !
Le minister Gerry Ritz a transgressé la Loi sur la CCB
La Cour fédérale juge que le ministre canadien de l'Agriculture, Gerry Ritz, n'a pas respecté les procédures en refusant de consulter les agriculteurs pour son projet de loi C-18, qui vise à mettre fin au monopole de la Commission canadienne du blé (CCB) pour la mise en marché du blé et de l'orge. (Radio-Canada, le 7 décembre 2011)
Le 26 octobre, les administrateurs de la CCB ont déposé une plainte affirmant que le gouvernement a violé la loi quand il introduit des mesures pour démanteler la CCB sans d’abord effectuer un plébiscite des agriculteurs participants. Les Amis de la Commission canadienne du blé a également intenté un procès, avec le support de l’Alliance de la fonction publique du Canada, le Conseil des Canadiens et Sécurité alimentaire Canada, en tant qu’organisations d’intérêt publique. L’inquiétude de Sécurité alimentaire Canada concerne le rôle sur la salubrité des aliments et la sécurité alimentaire qu’a joué la CCB.
Dernières nouvelles : Les Amis de la Commission canadienne du blé (FCWB) a annoncé que le cabinet d'avocats Sack Goldblatt Mitchell LLP (SGM), en collaboration avec le conseil FCWB, Anders Bruun, a lancé une affaire judiciaire devant la Cour fédérale du Canada.
L'action aurait comme effet de rétablir la Commission canadienne du blé (CCB) et de permettre les compensations financières pour les agriculteurs qui ont souffert à la suite de la manipulation de la commercialisation du grain.
Dans un autre procès, au Manitoba, un juge a rejeté la demande de suspendre une loi fédérale qui met fin au monopole de commercialisation de la CCB.
Pour des renseignements supplémentaires, visitez www.cwbclassaction.ca (malheureusement seulement en anglais).
Du pain sur la planche: une Politique alimentaire populaire pour le Canada a été lancée le 18 avril dans une conférence de presse à Ottawa sur la Colline du Parlement.
- Signez l’appel pour un système alimentaire sain écologique et équitable
Le lendemain de l’arrivée au Canada du Rapporteur Spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, une première journée de consultation publique s’est tenu hier à Montréal. 13 organisations de la société civile ont eu l’opportunité de partager leurs perspectives et leurs recommandations politiques en termes de droit à l’alimentation au Québec et au Canada avec le Rapporteur spécial. L'un après l'autre, les participants ont discuté de leur travail construisant des initiatives communautaires, contre la pauvreté et la faim, démontrant que notre système alimentaire acutel laisse trop de gens souffrir de faim et trop d'agriculteurs et de pêcheurs vulnérables aux forces du marchés qu'ils ne contrôlent pas. L’importance de créer des partenariats intersectoriels et d’analyser la situation du droit à l’alimentation de façon interdisciplinaire a donc également été discuté.
Premier pays « développé » à être visité dans le cadre de cette mission internationale, le Canada est pour l’instant le seul pays de l’OCDE à avoir adressé une invitation au Rapporteur spécial de Nations unies. Monsieur de Schutter a alors promis d’accorder une attention particulière aux enjeux spécifiques liés à l’alimentation au Canada, la pauvreté et les déserts alimentaires engendrant l’insécurité alimentaire par exemple, mais également la problématique lié à la crise actuelle de l’obésité et de ces impacts sur la santé publique. Il s’est en effet dit scandalisé qu’environ 2 millions de personnes vivent encore une situation d’insécurité alimentaire dans un pays économiquement riche comme le Canada. Il a également souligné l’importance de l’implication continue de la société civile sur cette question, invitant les participants à utiliser les rapports qui émergeront de sa mission au Canada à leur plein potentiel. Finalement, le Rapporteur spécial a expliqué que la réalisation du droit à l’alimentation nécessite l’adoption, par le pays, d’une politique alimentaire nationale, tel que mentionné dans l’Observation générale 12 du Comité sur les droits économiques, sociaux et culturelles des Nations Unies.
Plusieurs éléments clés sont ressortis des discussions. Des représentants d’organisations ont notamment mentionné que le droit à l’alimentation ne peut être protégé indépendamment de la protection du droit à l’éducation, du droit au travail, du droit au logement, des droits fonciers autochtones, pour ne mentionner que ceux-ci. Des membres du Collectif pour un Québec sans pauvreté ont évoqué l’insuffisance du Régime québécois de sécurité sociale, forçant les gens à faible revenu à trancher entre un régime alimentaire sain et leurs autres besoins fondamentaux. La militante autochtone Ellen Gabriel a présenté la lutte des communautés autochtones dans la protection de leurs terres, de leur mode de vie, de leur santé physique et de leur survie culturelle. Jean-Paul Faniel de la Table de concertation sur la faim et le développement social a quant à lui souligné la nécessité d’une intervention gouvernementale garantissant à la fois l’approvisionnement à bas prix par les consommateurs d’un panier d’aliments de bases, mais également d’un revenu adéquat pour les petits producteurs locaux. Marie-Paule Duquette du Dispensaire diététique de Montréal, a en outre souligné que le droit à l’alimentation de plusieurs citoyens québécois était compromis par le prix élevé des logements locatifs et en appel à une augmentation générale du salaire minimum indexée à l’augmentation du coût de la vie.
La relocalisation des systèmes alimentaires et le rapprochement entre consommateurs et producteurs sont des enjeux qui ont également été abordés par plusieurs organisations. Des membres de Santropol Roulant, Greenpeace et Équiterre ont plaidé en faveur d’une communauté rurale dynamique et d’un approvisionnement en produits frais et locaux. Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles, a souligné le dévouement de son organisation dans la mise en œuvre d’un système agro-alimentaire écologiquement responsable mais a souligné les nombreux défis auxquels font face les agriculteurs dans ce contexte de mondialisation économique où la compétition internationale est extrêmement forte. Union paysanne a finalement partagé une vision très critique du faible niveau d’appui financier, par le gouvernement, aux productions agricoles biologiques comparativement à d’autres secteurs agricoles hautement financés.
Tous les présentateurs se sont entendus quant à la nécessité d’instituer un changement de priorité au niveau provincial et fédéral, afin de contribuer à la réalisation d’une politique nationale alimentaire qui soit inclusive, holistique et coordonnées. Ils ont également invités les deux paliers de gouvernements à considérer l’alimentation, non comme une simple marchandise, mais comme un bien essentiel, et ont exigés que soit remplie leur responsabilité de protection du droit à l’alimentation pour tous les citoyens canadiens. Sécurité alimentaire Canada plaide pour une politique alimentaire nationale basée sur la Politique alimentaire populaire. Tous les documents et présentations de la consultation montréalaise seront disponibles sous peu sur le site du REDTAC. Monsieur de Schutter visitera dans les prochains jours Ottawa, Toronto et Winnipeg et présentera son rapport sur le droit à l’alimentation au Canada au Conseil des Nations Unies sur les droits humains en mars 2013.